Une étude américaine a montré qu’une nuit de moins de six heures entraîne des prédispositions à la consommation d’alcool, de drogue ou encore au développement de pensées suicidaires chez les adolescents.

L’irritabilité, la mélancolie ou encore le goût pour la transgression des adolescents viendrait en réalité d’un manque de sommeil. Les adolescents qui dorment moins de six heures par nuit ont trois fois plus de chance d’avoir des pensées suicidaires que ceux qui ont au moins huit heures de sommeil, selon une étude américaine publiée en octobre dans la revue spécialisée Jama Pediatrics.

Le manque de sommeil provoque une réduction de l’activité d’une zone du cerveau

Pour établir ce lien entre idées noires et sommeil, des chercheurs ont analysé des questionnaires soumis à 68.000 lycéens américains entre 2007 et 2015. Ils ont alors découvert qu’un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité pouvait être associé à « une réduction de l’activité du cortex préfrontal, une zone du cerveau importante dans les fonctions exécutives et les raisonnements logiques », explique le professeur de médecine à Harvard et épidémiologiste Matthew Weaver qui a dirigé l’étude.

Des conséquences comportementales

Or 70% des sondés ont déclaré dormir moins de huit heures, notamment la veille des journées de cours. Par ailleurs, les jeunes gens qui dorment moins de six heures par nuit présentent deux fois plus de risques de consommer de l’alcool, de consommer des drogues et d’avoir une activité sexuelle à risques. Cette étude a également dévoilé que ces adolescents en manque de sommeil ont trois fois plus de risques que ceux qui dorment huit heures d’avoir des idées suicidaires et d’adopter des comportements autodestructeurs.

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